La Vie a publié le 6 mai 2025 une interview d’Ixchel DELAPORTE, journaliste et militante, exclusivement à charge, sans contradiction, sans pluralité de sources, ni rigueur dans la présentation des faits. A aucun moment une offre de réplique n’a été adressée aux personnes mises en cause, il n’est indiqué nulle part qu’on aurait tenté de solliciter leurs réactions, recueillir leurs déclarations ou même mentionner un éventuel refus de s’exprimer. En effet, aucun membre de la communauté n’a été contacté en amont de la publication de cet article !
Ces procédés sont typiques des manquements déontologiques graves qui ont abouti à de nombreux articles partisans contre Riaumont, déséquilibrés et dépourvus des garanties élémentaires de rigueur, d’équité et de transparence attendues de journalistes professionnels .
Dès sa parution notre avocat est intervenu pour prévenir de graves erreurs, en demandant un droit de réponse. La seule réaction du journal fut dix jours plus tard de refuser de façon lapidaire et sans explication cette demande légitime. Ce n’est que deux mois après qu’on verra apparaître, et uniquement sur le site de l’édition en ligne, notre droit de réponse !
Donc : double violation du respect du contradictoire, avant comme après la publication et la diffusion du journal papier, avec un article déséquilibré, reposant sur une source unique et exclusivement critique, sans aucun contrepoint…
L’article de La Vie, dans sa version initiale publiée le 6 mai 2025, comportait plusieurs inexactitudes graves : mauvaise qualification pénale de la première condamnation du père Alain H., et évocation infondée de procédures pour viols visant la communauté de Riaumont. Ces éléments furent alors modifiés silencieusement dans la version datée du 12 mai 2025, sans qu’à aucun moment l’article ne signale clairement au lecteur les erreurs initiales ni les raisons des modifications des premières versions électroniques de son article en ligne. Graves diffamations déjà diffusées aussi publiquement hélas dans la version papier de ce journal !
Plus encore, alors que la version initiale fautive du 6 mai était accessible à tous les lecteurs en accès libre, la version modifiée du 12 mai est désormais réservée aux abonnés. Ce changement de régime de visibilité a pour effet de limiter fortement la diffusion de la version corrigée. Le public ayant pris connaissance des inexactitudes d’origine n’a donc, sauf abonnement, aucun moyen de consulter la version rectifiée ni d’identifier les modifications.
Après corrections en ligne, la seule mention disponible des modifications apportées est l’ajout en tête d’article de la mention « [N.B. Cet article a été modifié 12 mai 2025] ». Mais rien ne précise ce qui a été modifié par rapport à la version papier de ce journal envoyé à tous.
- Le terme faux de « détention » [d’images pédopornographiques] à propos du P. Alain, a été remplacé par « consultation » , ce qui est le motif exact de la condamnation dont il a fait appel.
- Le terme faux de « viols » pour qualifier des plaintes contre la communauté, remplacé par « agressions sexuelles ».
Même le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation reconnait dans ce cas qu’une telle rectification “en douce” demeure malhonnête :
“… une erreur significative dans le sens où elle modifie de façon substantielle le sens de l’information publiée. Dans ce cas, la rectification aurait dû être expressément signalée au lecteur. Elle ne peut pas être considérée comme « explicite, complète et visible » comme le prévoit la Charte d’éthique mondiale des journalistes (FIJ, 2019, article 6).
Le grief de rectification incomplète d’erreur est donc fondé.”
(Avis sur la saisine n° 25-102 de Riaumont, adopté en réunion plénière du 25 novembre 2025).


