Le service

Il ne suffit pas d’être disposé à servir, entraîné à servir, outillé pour servir, il faut aussi être instruit pour servir utilement, sagement, puissamment, avec persévérance.

Père Sevin

Il s’agit donc d’être efficace, concret et fidèle.
« Le service routier est un emploi volontaire, adapté aux aptitudes et exercé, soit au profit du Mouvement, soit en dehors » . (Extrait du règlement routier de 1929)
Dans le cadre du Mouvement, l’Assistanat s’impose comme le service le plus direct. Service capital quand on sait combien les générations futures ont besoin d’être encadrées. La Route donne donc des chefs, pas l’inverse. On ne peut donner que ce que l’on a reçu.
Le Général de Salins, en avril 1922 disait déjà : « le scoutisme est une magnifique école de chefs » . La tentation est grande de penser « chef d’unité » , mais c’est avant tout de chef de sa propre barque qu’il s’agit, des scouts adultes tenant leur place dans la Cité. Bien formés et volontaires, c’est à cet instant qu’ils constituent de précieux piliers pour le Mouvement.
Autant que faire se peut, le service est choisi en fonction des affinités du jeune C. R. et de son emploi du temps. Il doit répondre à la règle des « trois if » , c’est à dire :

  • instructif qui porte à s’instruire
  • émotif qui pousse à se donner
  • productif qui incite à persévérer

Les débouchés ne manquent pas. Comme pour les camps, la maîtrise du clan doit être i-ma-gi-na-ti-ve :

  • Assistant à la meute ou à la troupe.
  • Soutien aux patrouilles libres voire à d’autres unités scoutes.
  • Rénover des calvaires, des chapelles, des refuges, des hangars.
  • Refaire la signalisation des sentiers en forêt et en montagne.
  • Faire les courses et s’occuper des formalités pour les personnes âgées ou malades du quartier ou du village.
  • Répétiteur pour enfants en difficulté scolaire.
  • Catéchiste.
  • Contacter d’autres Clans, organiser des veillées, des chorales.
  • Proposer ses services pour les moissons, les vendanges, gratuitement.
  • S’intégrer à une équipe de pompiers.
  • Se proposer comme bénévole à l’Office National des Forêts.
  • etc, etc.

Le routier, seul ou en Clan, peut avoir une influence considérable sur son entourage, au travers même d’une simple conversation. De nombreuses réactions de familles, d’artisans ou de paysans chez lesquels des routiers ont pu converser et exercer leurs talents constituent de précieux témoignages en faveur de ce type de « mission Route » . « Penser en homme d’action et agir en homme de pensée » induit une solide formation. C’est elle qui rend efficace la vocation apostolique du routier.
« Au cours de nos raids, de nos services, que d’objections, de préjugés réduits à néant dans une simple conversation avec le cantonnier, le maire ou le fermier » (…sans parler des curés de paroisse…) – Commissaire Faure.
« Le scout est fait pour servir et sauver son prochain » . C’est une mission qui devient donc tangible au clan. Au stade R-S, le service – et c’est cela qu’il faut inculquer durant les années de Compagnonnage- s’apparente au devoir d’état. N’être à la charge de personne, tenir sa place dans la société, montrer l’exemple malgré les tentations du monde, telle est la tache du R-S : Rester de Service.

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