Chers frères Routiers, vous n’êtes pas venus à ce 40è anniversaire du Clan de Riaumont avec seulement des souvenirs plein le cœur. Entre nous il y a plus que de vielles photos, aussi émouvantes soient-elles pour ceux qui ont vécu ensemble des aventures. Et il y a ici plus qu’une succession de générations partageant l’idéal d’une même promesse.
Non, nous ne sommes pas des anciens combattants, mais des scouts toujours en marche vers l’Éternel. Sequala Christi, marcher à la suite du Christ : c’est ainsi que se termine encore notre chant de Clan “… et notre route, qui ne finira qu’au Ciel”.
Donc pas de nostalgie stérile, “Un scout regarde en avant” . Si nous tenons à notre histoire, nos traditions, les temps de braises sont là pour faire monter la flamme, et non pas pour conserver des cendres. Aussi je vous demande : que reste-t-il de votre promesse d’adolescent “s’il plaît à Dieu toujours” ?
Ayant pris votre Départ, ou Compagnon toujours sur la route, comme les disciples d’Emmaüs, vous suivez le Christ dans votre vie d’homme, liés comme dans une sorte de confrérie, de fraternité chevaleresque.
Quand il s’est agit de traduire le nom anglais de Rover, le P. Sevin a noté qu’il y avait l’idée pour le Routier d’un chevalier errant[1]Le Scoutisme, note 252 : « Headquarters Gazette, sept. 1918, p. 167. – “Rover“, du verbe to rove about, circuler, vagabonder, signifie généralement en anglais pirate, corsaire. … Continue reading, en quête perpétuelle d’actes bons à accomplir.
Comment s’incarne votre quête, tels des chevaliers errants, alors que chacun se retrouve souvent seul avec sa famille dans la vie adulte ? C’est cela que je voudrais explorer dans cette petite collatio qu’on m’a demandée, en tant qu’ancien aumônier de ce Clan pendant une trentaine d’année. Une nouvelle chevalerie est née, tel le titre de la réflexion que je vous soumet.
References
| ↑1 | Le Scoutisme, note 252 : « Headquarters Gazette, sept. 1918, p. 167. – “Rover“, du verbe to rove about, circuler, vagabonder, signifie généralement en anglais pirate, corsaire. – Il se traduirait assez bien par chevaliers errants. » Le Chef n°2 avril 1922 p. 16 : « Si le mot anglais Rover désigne surtout le jeune homme qui débouche dans la vie en quête de la Grande aventure, à cette idée du Chevalier Errant, que nous faisons nôtre, mais qui risque d’évoquer des silhouettes de Don Quichottes et de nobles et vains batteurs d’estrade, nous ajoutons, nous, par notre traduction française de Routier, l’idée de maturité et d’expérience. » |
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