Structures et activités d’un Clan

Formalisée ou non, la question qui occupe les esprits des C. P. en fin de cursus, ou les jeunes assistants dispersés en maîtrise sans avoir connu la Route, est : « Comment vivre son scoutisme après la Troupe, en étant livré à soi-même ? ».Le vecteur existe, c’est le Clan. Le routier va mûrir en son sein et s’en séparer progressivement pour vivre finalement la 4ème et dernière étape du scoutisme en tant que R-S (Routier – Scout), ayant pour service son métier et le mouvement scout, et pour vocation sa famille ou la vie religieuse.Le clan est donc un relais ente l’existence personnelle dont la formation s’achève, et le monde des hommes, les scouts tenant leur place dans la société en tant que tels.

L’oeuvre majeure du Clan, par sa structure et ses activités est :

  • La formation du jugement du routier par l’amélioration de sa culture générale (connaissances historiques, géographiques, politiques, sociales, culturelles) et l’approfondissement de sa Foi (doctrine, encycliques, histoire de l’Eglise)
  • La formation du caractère par les camps, les marches, les services, les chapitres, les confrontations avec les populations rencontrées, ainsi que les oppositions de tempérament à l’intérieur de l’unité.
  • Le Départ-Routier, in fine, sanctionne alors un état d’homme complet, conscient de son potentiel, de ses faiblesses et de ses devoirs.

Cela nécessite du temps, et la patience est de rigueur. Le jeune routier a dans ses mains son avenir et il faut qu’il prenne conscience de l’importance de ses années de Clan. Il peut faire de sa vie quelque chose de magnifique comme quelque chose de stérile. Et qu’y a-t-il de pire que de se sentir inutile à 30 ou 40 ans ?

Par les activités de la Route qui incluent le développement de l’âme, de l’intelligence et du corps, on perçoit la parenté qui existe entre l’empirisme de Baden-Powell et le réalisme de Saint Thomas d’Aquin.

La Route tire la pensée de l’action. Et pour bien agir, il importe de bien penser…

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