Introduction à la Route

S’il est dans le scoutisme un sujet dont on parle souvent à tort et à travers, et surtout dont on se contente de parler, c’est la Route. Le thème est très vaste et beaucoup de temps serait nécessaire pour le circonscrire, encore que la Route se comprenne essentiellement en la vivant. La présentation de ce que l’on nomme communément la troisième branche du scoutisme s’appuiera sur deux parties principales  : la première fera appel à des notions générales permettant de mesurer un tant soit peu la nécessité d’une telle formation. La seconde traitera plus spécifiquement des structures et des activités de la Route. Ne négligeons pas de nous référer aux écrits des fondateurs. Certes, le scoutisme évolue dans ses moyens, mais pour que ses buts demeurent, il importe de rester cohérent et de ne pas se couper de nos sources. Bien des questions que l’on se pose sur la Route trouvent leurs réponses dans les propos originels. Sachons y puiser. Ainsi, en guise d’introduction, pouvons-nous relire ce qu’écrivait Baden-Powell en 1929  : « De 17 à 20 ans, l’homme futur évolue rapidement de l’enfance à la virilité. Son horizon, nouvellement acquis, n’est pas encore au point. Il a encore à apprendre le sens des proportions, il s’imagine plus avisé qu’il ne l’est en réalité. Il supporte mal la contrainte, il se contrôle difficilement. C’est à ce moment critique qu’il est malaisé de le garder sous une bonne influence. »
Et le commissaire Maurice Rigaux de poursuivre en 1931 :  » La difficulté de l’éducation s’accroît avec l’âge des scouts. Comment garder dans la vie droite ces adolescents fougueux et inquiets, ces jeunes gars fiers de leur liberté, sollicités par tant de choix et travaillés par tant d’instincts ?  »
Ces descriptions très pertinentes montrent combien est nécessaire la poursuite de la formation scoute : c’est la Route, troisième étape du scoutisme (plutôt que  » troisième branche « , qui n’implique pas forcément la notion de continuité) .

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