Troupes n°1 à 50
Troupes n°50 à 99
Troupes n°100 à 351
1re — 2e — 5e — 6e — 10e Paris.
Groupe Saint Louis 1916 — ( aujourd’hui S. U. F., depuis 1971).La 1re (« Entraineurs catholiques » ou « Comanches », rouge plain) est fondée en 1916 par le chanoine Cornette et Édouard de Macédo, à Saint-Honoré-d’Eylau. Paul Coze, qui avait quatorze ans en 1916, en sera chef. Blanchon y est scout. Elle fonde probablement la 201e (Championnet) vers 1934. Elle est 23e Raiders. La couleur du foulard était celle des Coze en Égypte.
La 2e (« Intrépides » puis « Hurons », gris clair plain) est fondée dès 1912 à Notre-Dame-du-Rosaire, mais elle disparaît presque aussitôt et elle est refondée en 1922 à Saint Louis (donc après la création des 5e et 6e). C’est la troupe de Marcel Coze. Elle fonde la 2e Saint-Denis en 1922, à L’Île-Saint-Denis, et Coze prend la tête de cette unité.
La 5e (« Apaches », jonquille plain) est fondée en 1920. Pierre Delsuc (ainsi que son frère Jean, mentionné en 1929) y est scout puis C. T. (il la dirige en 1929), Valéry Giscard d’Estaing et Marc Lallier scouts. Elle fonde la 11e à Clignancourt dès 1922. Elle est au Jamboree de 1929 (elle y édifie la fameuse tour Eiffel de bâtons avec la 28e). Dissoute une première fois v. 1960, elle passe à Saint-Pierre-de-Chaillot et disparaît en 1970.
La Ve Paris des Scouts de Riaumont (groupe Baudoin IV de Jérusalem) en a relevé le nom et les traditions, après consultation du chef du groupe Saint Louis de l'époque, mais sans prétendre en être une filiation directe.
La 6e (« Sioux » ou « Pawnies », bleu plain) est fondée en 1920 aussi. C’est la troupe de Pierre-Louis Levesque, qui prend ensuite en charge la 10e comme troupe marine. En 1937, les louveteaux avaient encore des louvetiers. Une patrouille « exploit » en 1947. Elle est 84e Raiders. Y sont passé aussi Henri Cartier-Bresson, Jean-Louis Borloo (chef ensuite à la 2e et C. T. de la 10e) et Pierre-André Vivien, tous deux ministres, les Gollnisch, Éric de Clermont-Tonnerre o.p. (qui en a été C. T.)…
La 10e (brun plain) est fondée au début de 1921. est fondée au début de 1921 par Macédo et René Bineau. Elle est marine, avec l’abbé Livragne comme aumônier et une péniche pour local. Mais les débuts sont assez modestes et il semble qu’elle est suspendue ensuite ; elle reprend vie en 1938 avec le même foulard ; elle se tient toujours pour fondée en 1921.
Le groupe est créé par l’abbé Cornette et les deux Coze, qui reviennent d’Égypte (le récit en est fait par Paul Coze dans le Scout du 20 février 1937). Cornette ne connaît rien au scoutisme (les garçons ne campent pas) et c’est Macédo, en 1918-1919, qui fait des « Entraîneurs catholiques de Saint-Honoré » une, puis deux troupes vraiment scoutes. Le groupe s’installe à Janson-de-Sailly en 1932. Il y est toujours. Le clan (jaune plain, « Saint Louis »), presque toujours mentionné sous le numéro de la 5e Paris, mais commun au groupe entier, est créé en avril 1926 à Poissy, lieu de la naissance de saint Louis, lors du premier Départ routier, par Édouard de Macédo et Pierre Delsuc avec, semble-t-il, la présence de l’abbé de Grangeneuve. Le chef est Coze et son assistant, A. Imbona, qui devient chef à son tour en 1931. Le premier routier S. d. F. est un ancien C. P. de la génération des Coze, Jean Duriez-Maury, en 1921 ; c’est aussi le premier louvetier, avant même que Cornette confie la branche naissante (en 1922) à des jeunes femmes. Le Q. G. du mouvement reste longtemps dans les locaux même du groupe, 51 et 66ter, rue Saint-Didier.
L’ensemble des unités, demeuré unitaire, passe aux S.U.F. dès 1971, moins la défunte 5e. Il existe toujours avec toutes ses unités.
2e Paris — v. 1re (Saint Louis) et 66e (Notre-Dame-du-Rosaire).
3e Paris.
Vaillants compagnons de Saint Michel (L’Immaculée-Conception).1922 — †.
La 3e (vert, bande jaune) est fondée est fondée dès 1915-1916, à partir d’un patronage, le cercle « Saint Louis de Gonzague », par l’abbé de Grangeneuve ; les enfants sont repris par Lucien Goualle, qui leur incorpore ses propres « Diables blancs » et, après 1918, l’ensemble prend la forme d’une troupe. Par la suite, Grangeneuve fonde la 15e (Saint-Charles-de-Monceau), puis rejoint Saint-Honoré-d’Eylau comme aumônier de Saint Louis. En 1922, la 3e a le premier chevalier de France, Paul Dubus ; il existe un cliché de l’adoubement, devant un étendard réglementaire portant la date de 1915. La 3e fonde probablement la 99e (Notre-Dame-d’Espérance de La Roquette) ; elle est mentionnée en 1934 et 1935. Elle est Raiders jusqu’en 1956 au moins ; attestée comme poste Pionniers en 1968.
Le clan « Saint Michel » (vert, bande jaune) est constitué et actif dès 1926. En 1927-1928, son chef est Paul Dubus. Il reste de petite taille, le groupe n’ayant jamais possédé qu’une seule troupe. Il est intégré en 1934 au clan Paris est II (Roi Albert). En 1937, il reprend son indépendance avec celui de la 99e sous le nom de « La Ferronays ».
Le groupe n’existe plus. La 146e (Saint-Michel-de-Picpus) veut s’en reconnaître descendante, même si c’est plutôt de la 23e (Massillon) qu’elle descend.
4e — 7e — 8e Paris.
Cardinal (Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle et Saint-Étienne-du-Mont).1917 — aujourd’hui (S.d.F.)
La 4e (« Entraîneurs de Saint-Jean-Baptiste », violet, bande grise) est fondée en 1917-1918 par le chanoine Cosson et Paul Bourdieu comme chef. Rien de plus jusqu’en 1967, où elle est mentionnée comme poste Pionniers.
La 7e (violet, bande verte) date de 1921, mais son lancement, avec B. de Chérisey, est laborieux. Une patrouille « exploit » en 1947. Elle est 30e Raiders.
La 8e (« Ernest Psichari », violet, bande jaune) est fondée par Michel Blanchon à Saint-Étienne-du-Mont peu après. Pierre Delsuc en est chef, Pierre Babelon, Ramondot en sont membres.
Le groupe reste uni : son journal se nommait Le 478. Il semble d’ailleurs que, depuis la fondation de la 67e, la 8e n’était plus à Saint-Étienne-du-Mont. Le « Cardinal » qui lui donne son nom est le cardinal Dubois et, plus tard, le groupe prend le nom complet.
Le clan existe déjà en 1926 (« Ernest Psichari », violet plain). Il reprend le nom du groupe en 1928, sans doute à cause du règlement de Forestier qui interdisait qu’un clan portât un autre nom que sa troupe. « Psichari » reste le nom de la première patrouille. Le chef est Paul Bourdieu. Il semble qu’un second clan est créé vers 1933, le « clan des Carmes », peut-être pour la 8e, qui serait alors passée soit à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, soit aux Carmes de la rue de Vaugirard, comme clan de la Catho.
Un groupe S.d.F. existe toujours (rouge, bande noire). La paroisse a aussi accueilli la 5e marine S.d.F. (« Dumont d’Urville ») non unitaire, mais non mixte, bleu marine, bande rouge, qui semble, depuis 2002, avoir fusionné avec Jacques Cartier (v. 5e-6e marine).
5e Paris — v. 1re (Saint Louis).
6e Paris — v. 1re (Saint Louis).
7e Paris — v. 4e (Cardinal).
8e Paris — v. 4e (Cardinal).
9e — 118e — 218e Paris.
Saint Bernard (Sainte-Marguerite).1921 — (aujourd’hui S. U. F.).
La 9e (« La Fayette ») est fondée en 1921 par P. Magnez et l’abbé Pomarède, clan (même nom) en 1930. Le foulard d’origine se décrit tango : quid ? Henri Gasnier en est C. T. et C. G. Elle fonde la 55e en 1925. En 1927, elle est dédoublée, « 9e A » et « 9e B », mais cela ne donne pas naissance à une troupe à part entière. Elle est 6e Raiders, attestée (Pionniers) en 1967. Elle n’existe plus.
La 118e est attestée en 1948, mais on en ignore tout.
La 218e est une troupe inconnue, attestée en 1947 (province Saint-Louis), présente au Jamboree de 1957. Un groupe S. U. F. existe toujours sous ce numéro dans la paroisse. Il est possible, donc, que la 118e aie fait partie de ce groupe et que la 218e en soit un dédoublement ; le numéro 109e était déjà pris (par un doublon de la 90e affilié dès 1932), mais ce n’est qu’une hypothèse.
Le clan (« La Fayette Rochambeau », tango) est fondé à la rentrée de 1927 par Henri Gasnier. Il est commun avec la 55e (Cardinal Verdier) jusqu’en 1932.
10e Paris — v. 1re (Saint Louis).
11e — 135e — 211e Paris.
Saint Bernard (Notre-Dame-de-Clignancourt).1921 — †.
La 11e (« Saint Bernard », brun, bande jaune), qui sse surnommait elle-même « 1re Montmartre » dans les années 1920, est fondée par la 5e (Saint Louis), l’abbé Klein et M. Barrier (qui a aussi fondé la 1re Versailles) en 1921. En 1925, le C. T., René Audic, originaire de Saint Louis, avait aidé à la naissance de la 25e (Montalembert). Elle crée une autre troupe en 1926, mais on ignore le numéro : sans doute la 31e. Elle est mentionnée en 1935. C’est la troupe de Marcel Leclerc (C. N. E. A. de Menu en 1947 et raider n° 2). Attestée (Pionniers) en 1965 ; elle adopte la réforme en 1964. Elle prend à une date inconnue le nom de « Jean-Marie de Winter », un ancien mort pour la France en 1939-1945. Elle disparaît à la fin des années 1960.
La 211e est peu connue. Le numéro 111e était déjà pris au moment de sa création. Elle doit disparaître en 1963, car en 1963-1967, la troupe est mentionnée sous le double numéro : « 11e-211e », mais la meute survit.
Le clan « Jeanne d’Arc » est devenu le célèbre clan de l’Air dès 1935 puis, semble-t-il, une troupe à part entière, la 135e, qui consacre ses activités à l’aéromodélisme. Le clan « Escadrille Bourjade » (du nom d’un missionnaire), lui, anime un aéro-club.
La paroisse a accueilli un temps la 45e.
12e — 16e — 89e — 112e Paris.
Bayart (Saint-Augustin).1921 — 1972 et 1981 — aujourd’hui (S. U. F. 1981).
La 12e (« Pierre de Terrail » [c’est le vrai nom du chevalier Bayard], rouge, bande grise) est fondée en 1921-1922 par Henri Verley et l’abbé Duchauffour, affiliée en 1925. Elle est mentionnée en 1935. Guy de Larigaudie y a été scout, puis routier. Le manoir commun aux 12e et 16e est signalé en 1938. Une patrouille « exploit » en 1947. La troupe adopte la réforme en 1964, ce qui ne lui réussit guère ; à la rentrée de 1972, elle se fond dans la 27e (Saint-Philippe-du-Roule).
La 16e (« Louis d’Ars », rouge, bande marron) est fondée avant 1925, sans doute en 1924. Une troupe de ce numéro avait été créée à Saint-Germain-de-Charonne, sans suite (v. 37e). Elle est mentionnée en 1935. Elle capitule en 1964, au moment de la réforme.
La 89e (rouge, bande bleu roi) est créée avant 1930, mais on ne sait rien de son histoire. Elle est mentionnée en 1961. Elle adopte la réforme (attestée en 1968), ce qui explique qu’elle ne passe pas aux S.U.F. ; elle a disparu.
La 112e est attestée comme meute dès 1937 et comme troupe en 1961 ; elle doit disparaître peu après.
Il n’y a jamais eu de raiders à Bayart.
Le clan (écossais plain, « Bayart ») est affilié dès 1927, année où célèbre, avec le père Doncœur et les clans de Roland et de Saint Louis, un Noël routier au Clos-Montholon ; il dresse une croix sur le causse de Gramat, en face de Rocamadour, en 1943 — elle y est toujours ; il est encore mentionné en 1962. Son premier chef a été Hubert Verley, un des fondateurs de la Route à Paris. Plus tard, avec Irène Rivière et l’abbé Revet, il quitte dès 1968 la F. S. E. des Géraud-Kéraod pour fonder les Scouts Saint-Georges — dans un second temps, en 1980, Rivière et Revet, partisans de la liturgie traditionelle, créeront les Scouts catholiques de France.
En 1981, le groupe renaît à partir d’une patrouille essaimée par la 27e qui était restée unitaire au sein des S.d.F. Il passe aux S. U. F. à cette occasion. La croissance est rapide ; en 2004, la 16e est réouverte ; le groupe avait déjà des meutes 112e et 116e. Il a changé de foulard récemment (rouge, bande blanche, écusson de Bayard en pointe, pour toutes les unités).
13e — 14e Paris.
Sainte-Clotilde.1922 — †.
La 13e (« Général Laperrine », vert, bande kaki) est fondée avant 1930, sans doute en 1922, plutôt à Saint-Germain-des-Prés qu’à Sainte-Clotilde, et Foncine (Lamoureux) en est membre. Cette troupe est réputée bourgeoise. Le père Raulin, dominicain, provincial de France, y a été scout. Elle est mentionnée en 1935.
La 14e (« Charles de Foucauld », vert, bande inconnue) est fondée avant 1926, certainement en 1922 (sur la vignette de La vie fière et joyeuse des Scouts, deuxième édition, Joubert a dessiné un étendard de la 14e, modèle 1942, avec pour date 1922). Elle est réputée plus populaire que la 13e, mais il semble qu’elle a été fondée par la 10e (Saint Louis). Maurice de Lansaye, futur directeur de Scout, y est intendant et louvetier et Pierre Joubert scout, puis C. T., avant de céder la place à Pierre-Louis Gérin (qu’il a accueilli comme C. P.), en 1933-1935. Gérin prend alors la « troupe aînée », expression un peu mystérieuse qui peut désigner la 13e ou le clan, puis va fonder la 151e. La troupe est mentionnée en 1935, présente au Jamboree de 1937.
Le clan (vert empire plain) est affilié en 1927 sous le nom de « Charles Péguy ». Il devient assez vite le clan des comédiens-routiers, ce qui n’est guère étonnant, la 14e étant la troupe de Pierre Schæffer et Gérin lui-même ayant monté Les jeux d’Escamador. Le clan propre de Sainte-Clotilde prend alors le nom de « Charles de Foucauld », comme la 14e. Curieusement, la 13e ne semble pas participer au clan. Après la guerre, il est commun avec celui de Saint-François-Xavier ; il l’était sans doute avant ; il l’était aussi, semble-t-il, avec la 90e (Saint-Pierre-de-Montrouge).
Il ne reste rien de ces deux troupes. La paroisse Sainte-Clotilde a accueilli la 4e Paris marine S. d. F., troupe subsistant du groupe Charcot (v. 96e et 1re marine). Le numéro « 13e » est repris par la 113e (Saint-Antoine-de-Padoue) lors de son passage aux S. U. F., mais sans reprise des traditions.
15e Paris.
Saint-Charles-de-Monceau.1922 — aujourd’hui (S.d.F.)
La 15e (rouge, bande jaune) est fondée avant 1928, sans doute dès 1922, par l’abbé de Grangeneuve, nommé curé cette année-là, venant de l’Immaculée-Conception (v. 3e) ; Pierre-Louis Gérin y a peut-être fait un passage. Elle est mentionnée en 1935.
Le clan était, lors de son affiliation en 1936, commun avec la 19e (Roland), la 27e (Saint-Philippe-du-Roule) et la 28e (La Madeleine), mais cette situation ne dure pas et il éclate en clans de groupe. Il semble s’être appelé ensuite « Don Bosco » puis, après guerre, « Saint-Exupéry », puis « Belle Étoile », en commun avec les 1re et 2e Levallois-Perret (1948, reçu par le pape en 1950).
Cette troupe existe toujours chez les S.d.F., avec son foulard et son numéro mais, curieusement, le numéro et le foulard sont aujourd’hui aussi portés par la Madeleine S.U.F.
16e Paris — v. 12e (Bayart).
17e Paris.
Pelleport (Notre-Dame-de-Lourdes).1923 — années 1970.
La 17e (violet, bande orange, puis en 1930 bleu ciel plain) est fondée en 1923. Mentionnée en 1926, 1935, 1938 et 1946. Elle est 110e Raiders. En 1956, elle est connue sous le nom de « Jacques Laplace », un ancien. En 1961, toujours Raiders, elle n’a plus que dix-sept scouts. Elle adopte la réforme sans problèmes apparents en 1964. Elle disparaît entre 1970 et 1980.
18e — 54e — 104e Paris.
Saint-François-de-Sales.1924 — aujourd’hui (S.d.F.).
La 18e (gris, bande rouge) est fondée avant 1926 (probablement en 1923-1924), mentionnée en 1935 et devient 45e Raiders. Jean-Pierre Alouis, Eugène Dary et Michel Rigal en ont été C. T. Elle est réputée passée aux S.U.F., mais elle est, en réalité, restée S.d.F. Elle a fondé la 29e d’abord dans la même paroisse, puis à Saint-Sulpice.
La 54e (gris, bande blanche) est fondée vers 1930, ses meutes en 1933 ; une éphémère 54e avait existé avant 1930 auprès de la 34e (Saint-Léon-de-Grenelle). Elle est mentionnée en 1935. Elle est 2e Raiders en 1949 — la 1re Raiders est la 1re Saint-Cloud —, et investie de nouveau en 1954, jusqu’en 1956 au moins. Elle passe aux Pionniers, où elle est dynamique (1967).
La 104e est affiliée en 1932. Attestée en 1935 avec la 54e, en 1937 et en 1967 (Pionniers) ; elle fait peut-être partie de ce groupe (ses chefs habitent dans le XVIIe arrondissement).
Le clan est affilié en 1936 comme clan de district, en commun avec la 22e (Saint-Louis-d’Antin), à l’instar de ce qui a eu lieu dans les XVIe et VIIIe arrondissements, puis seul (attesté en 1948).
Le groupe S.d.F. existe toujours, avec son foulard et son numéro.
19e — 91e — 119e Paris.
Roland (cours Saint-Louis).1924 — 1970.
La 19e (« Durandal » puis « Roland », bleu, bande bleu clair) est fondée en 1924 par un ancien de la 5e au cours Saint-Louis, un collège catholique de la rue de Monceau. En 1927, l’ancien C. T. de la troupe fonde la première unité francophone du Canada, à Longueil. C’est aussi la troupe de René Mouchotte. Mentionnée en 1938, 1948, 1949, 1957. Unitaire, elle disparaît en 1970 par fusion dans la 41e (Saint-Pierre-de-Chaillot).
La 91e (« Joyeuse », même foulard) est fondée avant 1930. Son histoire est inconnue ; elle campe avec la 19e dans les Pyrénées en 1930, mais ensuite ?
La 119e est une troupe dont on ne sait presque rien : attestée en 1932, 1935 et 1949, province du Vieux-Loup.
On attribue parfois la 121e (Général de Castelnau) à ce groupe, mais si la province est la même, les quartiers sont différents.
Le clan (« Roland », foulard de la 19e) est attesté dès 1927. Réuni en 1936 au clan de district de Paris ouest II (Don Bosco), il reprend son indépendance plus tard.
20e — 21e Paris.
Manécanterie.1924 — 1936.
20e et 21e (brun, bande crème) sont fondées v. 1923-1924 pour les enfants de la Manécanterie et, théoriquement, sur la paroisse Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville. Elles campent habituellement ensemble. Elles sont mentionnées en 1926, 1931 (camp en Algérie) et 1935. Elles ne survivent pas au déménagement à Bellevue en 1936 et les numéros restent vacants, de sorte que Stanislas créée une nouvelle 20e dès 1936, et Saint-Pierre-de-Chaillot une nouvelle 21e après la guerre.
22e — 43e — 122e Paris.
Louis de Poissy (Saint-Louis-d’Antin).1924 — †.
La 22e (« Louis de Poissy », rouille ou grenat plain) est fondée avant 1926, sans doute en 1924, par Marc Lallier, le futur archevêque de Besançon, qui crée successivement meute, troupe et clan. À Chamarande, en 1924, Lallier était dans la même patrouille que Forestier ; il est ordonné prêtre en même temps que Ramondot, et approuve la réforme en 1964. La 22e est mentionnée en 1935. Elle est 157e Raiders. Elle passe aux Pionniers ; elle est mentionnée en 1969.
La 43e (bleu ciel, bande rouge vif [rouille]) est fondée à Saint-André-d’Antin, aujourd’hui Saint-André-de-l’Europe, par l’abbé de Boissieu, aumônier de la 22e, en 1926 ; mentionnée en 1929, elle est sans doute fermée dès 1930. Elle n’est plus attestée en 1935.
La 122e, née de la meute B de la 22e, est affiliée en 1932, attestée en 1935 et 1937. Elle adopte la réforme en novembre 1965.
Ce groupe n’existe plus.
23e — 123e — 133e — 143e Paris.
Massillon.1924 — aujourd’hui (S.d.F.).
La 23e (« Massillon », vert, bande blanche) est fondée en janvier 1925 au collège du même nom par l’abbé Pradel et François Plagnat, premier C. T. ; elle est affiliée le 23 mai. La meute date de 1927. En 1928, l’aumônier est l’abbé Livragne (v. 10e) ; elle anime le rallye de province. Elle envoie une délégation à Birkenhead. En 1933, elle est scindée en cadets et aînés, à la façon des Pionniers et Rangers, une initiative peu connue, mais qui avait déjà eu lieu à la 1re Nancy en 1930 (et qui sera appliquée en Grande-Bretagne dès les années 1940). Après la guerre, les troupes reprennent un profil normal. Pierre de Montjamont en a été C. T. ; elle est 236e Raiders.
La 123e est affiliée en 1931, attestée en 1937. Elle ne doit pas dépasser 1950, car c’est sous le nom de « 23e-123e » qu’a lieu l’habilitation Raiders, en juillet 1955.
La 133e est attestée en 1935, mais sans doute était-elle en cours de création. Raiders (numéro inconnu) jusqu’en 1956 au moins.
La 143e est créée en 1936 et attestée en 1937. Elle ne survit pas à la guerre.
Le clan (« clan du Centurion ») est constitué en 1928 mais ne semble affilié qu’en 1933. Le groupe possédait dans les années 1930 un journal, Le scout de Massillon et un chalet à Arêches, bâti en 1937. Il fonde la 146e dans un autre collège oratorien, Saint-Michel-de-Picpus. Jusque dans les années 1960, ce groupe est très important ; vers 1970, il possède encore deux clans et trois meutes. Il n’adopte la réforme qu’en 1970, après de vifs débats ; il existe toujours aujourd’hui chez les S. d. F., beaucoup moins nombreux qu’il ne fut, mais vivant, sous l’appellation « Massillon Saint-Paul-Saint-Louis ». Il a conservé son foulard d’origine.
24e Paris.
Saint-Éloi.1925 — aujourd’hui (S.d.F.).
La 24e (bleu plain) est fondée en 1925-1926, son clan affilié en 1932. Elle est attestée en 1935. Astruc en a été C. T.
La paroisse conserve, en commun avec le Saint-Esprit, un groupe S.d.F. (rouge, bande jaune rebordée de vert).
25e — 50e — 100e — 300e Paris.
Montalembert, et unités annexes.1925 — †.
La 25e (« Montalembert », bleu [roi] plain, symbole marial) est fondée le 25 janvier 1925 à la maison étudiante mariste du 104, rue de Vaugirard. L’aumônier et le créateur de la troupe est le directeur du 104, l’abbé Plazenet, séduit par le scoutisme de la 4e (Cardinal) l’année précédente ; le premier chef est René Audic, qui vient de la 11e et avant cela, de Saint Louis. En raison du recrutement étudiant du « 104 », cette troupe prend le rôle de « troupe-école » pour les C. T. et A. C. T. qui fondent partout dans Paris, avec Ramondot, puis Regrettier et P.-A. Rousseau pour chefs. Ce n’est en effet que quatre ou cinq ans après leur fondation que les troupes peuvent produire leurs propres chefs. Elle campe dans les Pyrénées en 1927. Elle est attestée en 1928 et 1935. Jos Le Doaré y passe, comme chef à la 64e (Saint-Thomas-d’Aquin), en 1929-1930. À partir de 1930, elle a un organe mensuel, La XXVe Paris, bulletin de la troupe Montalembert. Camps de 1925 à Rome (pèlerinage) ; 1926 en Auvergne ; 1927 au Port-d’Alon en Provence et dans le Morvan ; 1928 à Collioure ; Jamboree en 1929.
La 50e est affiliée en 1932, mais elle semble exister depuis septembre 1928, d’après les en-tête du clan. Son rôle de « troupe provinciale » est identique à celui de la 25e.
La 100e, affiliée la même année, a toujours le « 104 » pour base, mais elle est destinée aux internes du lycée Saint-Louis et semble ne pas faire partie directement du groupe Montalembert. Cruiziat et Pierre Huard en ont été C. T. Elle est mentionnée en 1935. Elle est 55e Raiders et porte vraisemblablement bleu clair, bande blanche. Attestée en 1965.
La 300e est une troupe inconnue, mentionnée en 1949 et 1961. Il est possible qu’elle soit un dédoublement de la 100e, le numéro 200 étant déjà pris.
C’est Ramondot, C. T. en 1926, en succession de Forestier, qui monte le clan (« Montalembert », bleu roi plain, affilié en 1927), et fait de la 25e le centre d’un dense réseau de troupes-filles dont les chefs sont routiers au clan (ainsi les 37e, 40e et 140e, 61e, 81e…). Quelques routiers exercent déjà un métier. Ramondot est ordonné prêtre en 1932 et pressenti pour succéder au chanoine Cornette, mais c’est Forestier qui est nommé. Cruiziat et Chailley, tous deux de la 27e, y sont C. P. (c’est-à-dire chefs d’équipe) ; Henri Dhavernas est dans la patrouille de Cruiziat. En 1927, le clan campe dans les Pyrénées avec Doncœur ; en 1928, dans le Morvan, en 1931 en val de Loire, en 1932 de nouveau dans le Morvan.
De nombreuses figures scoutes ont animé le « 104 », dont Forestier, avant qu’il n’entrât chez les Dominicains, Ramondot, avant qu’il ne devînt prêtre, et d’autres. On ne sait rien des 25e et 50e après la guerre — sans doute ont-elles disparu —, alors que la 100e est très dynamique. Il ne reste rien de ce groupe.
26e — [126e] — 226e Paris.
Saint-Jean-de-Passy.1926 — aujourd’hui (S. U. F. 1983).
La 26e (« Saint François de Paule », vert mousse plain) est affiliée en 1926, avec un ancien de la Manécanterie pour chef et en présence du père Doncœur. Elle est basée dès l’origine à Saint-Jean-de-Passy. Son clan est affilié en 1932. Elle est mentionnée en 1928 et 1935. Elle est 22e Raiders. C’est la troupe de Jean Zirnheld, philosophe de formation, mais auteur de la Prière du parachutiste, mort pour la France en 1942.
La 226e (« Bournazel », vert [mousse], bande noire, mais elle semble porter vert plain vers 1955) est 49e Raiders. Elle date sans doute de 1946. Chacune des deux troupes envoie une patrouille au Jamboree de 1955. Elles sont toutes deux rétablies Raiders en 1957 et, la même année, la 226e annonce son dédoublement (quel numéro ?)
Curieusement, on ne sait pas si une 126e a existé. Le groupe passe aux S. U. F. en 1983 et possède toujours ses deux troupes.
27e — [127e] — 222e — 227e Paris.
Saint-Philippe-du-Roule.1926 — aujourd’hui (S. U. F. 1983).
La 27e (vert, bande noire) est créée par Blanchon et l’abbé Durand, en 1925, au sein du patronage « société Saint-Philippe » ; elle est affiliée en 1927. Elle a pour C. T., dans les années 1930, Marcel Audic (le frère du René Audic de la 11e et de la 25e), puis André Cruiziat (jusqu’en 1931), qui semble l’avoir beaucoup marquée ; Jacques Chailley, en 1932-1935 environ, auteur de nombreux chants scouts, fondateur de l’Alauda, musicologue, haut fonctionnaire ; Émile Potiron son ancien assistant « si dévoué, si simplement donné » (Congar ; v. ci-dessous) ; Henri Boudet, puis un certain Drapier en 1938 (Roger Drapier ?). L’aumônier est longtemps l’abbé Flandin, que Congar trouve sympathique. Les patrouilles sont, comme il arrive souvent avant-guerre, fixes ; elles se créent et disparaissent avec leur génération. C’est ainsi qu’en 1931, l’Abeille, patrouille des aînés, disparaît, puisque ses scouts montent au clan ; restent Alouettes, Loups et Castors ; l’Écureuil est créé en 1932 avec les louvards montés de la meute. La devise de la troupe et du groupe est « Agir ». Camp de Pâques 1931 à Juilly ; d’été à Kéran, en Arradon ; camp de Pâques 1934 à Morsang, etc. Le local de la troupe est d’abord l’école paroissiale, 19 square de Messine, puis en 1933 une cave du 2, rue de la Baume, qu’elle possède toujours, soixante-dix ans après ! Cette troupe a été celle du président Chirac (à la meute, et à la troupe de façon assez brève). Elle est 18e Raiders jusqu’en 1956, reprend le béret dès 1957 (année où la H. P. fait une retraite des Cendres à Cîteaux et la troupe, un camp en Forêt-noire) ; restée unitaire, elle relance Bayart moribond après 1972, accueille une meute 39e d’origine inconnue et passe aux S.U.F. en 1983.
Une 127e est attestée en 1946 (« exploit ») ; il ne s’agit pas de la 127e fondée dans les années 1950 par la 37e (Charonne) ; peut-être est-ce un doublon de la 27e.
La 222e est créée en 1949, puis de nouveau en 1954 par dédoublement de la 27e déjà Raiders (attestée en 1955) ; la 27e est citée pour cette raison par Menu dans Raiders-Scouts.
La 227e (vert, bande blanche ?) est créée en octobre 1957 par nouveau dédoublement de la 27e (une troupe de ce numéro existait peut-être en 1948). Elles n’existent plus depuis 1960 au plus tard.
Le clan, commun avec la Madeleine (28e), est affilié le 9 décembre 1931, par Cruiziat, sous le nom de « Don Bosco », mais il est fondé, semble-t-il, dès la Saint-Georges 1930, ce qu’on sait par un bulletin de clan, La Route de Saint Philippe, de juin 1930. Cruiziat, paroissien de Saint-Philippe-du-Roule et animateur du patronage, a rencontré le scoutisme assez tard : il a prononcé sa promesse à dix-neuf ans, au sein de Montalembert, avant de prendre la troupe. Il garde le clan jusqu’en 1934, avec pour aumônier l’abbé Yves Laumondais. En 1931, le clan campe dans les Vosges. En 1932, un petit camp de Noël dans le Morvan réunit Cruiziat, Schæffer, Chailley et l’abbé Joly. En 1933, après un Noël routier accompagné par Doncœur en 1931, le clan monte aux Quatre-Routes, aux confins d’Asnières, de Colombes et de Gennevilliers, le patronage Notre-Dame-de-la-Route, que le cardinal Verdier vient inaugurer. Durant l’été de 1933, Forestier demande à Yves Congar, le futur cardinal, d’assurer l’aumônerie du camp de Mende au mont Aigoual ; ce que Congar fait avec plaisir, impressionné par la personnalité de Cruiziat, tout en gardant une distance critique ; il le trouve nettement dirigiste, parfois naïf sur les routiers, volontariste, mais profond et entraînant. Camp qu’il quitte « l’âme pleine de choses » et « spontanément, j’embrasse tous les routiers à la ronde, comme nous le faisons, au Saulchoir, entre frères ». En 1932-1934, Cruiziat est Sm du groupe (c’est-à-dire C. G.) et, en même temps, A. C. Pr. R. ; en 1934, il prend le clan de Paris est II (v. aux clans de districts) ; en 1936 Paris est I ; il reste A. C. Pr. R. jusqu’en 1940. Le successeur de Cruiziat à Don Bosco est un des premiers routiers du groupe, Lucien Huveteau. En 1936, le clan est ré-affilié en commun ceux des 19e, 15e et 28e, comme clan du district Paris ouest II (v. à ce clan). Les réunions ont lieu rue de la Baume, ou bien au 78 rue de Courcelles, et des messes du matin au couvent dominicain du 222, rue du Faubourg-Saint-Honoré.
Vers 1981, sous la pression du mouvement, la meute 39e passe au jaune et la troupe au bleu, mais en restant toujours unitaire, grâce à la détermination des jeunes chefs de groupe, les Aulotte ; en 1982, la meute 27e est réouverte — en bleu ! — et les scouts reprennent le beige ; le mouvement réagit et contraint le groupe à passer aux S. U. F. en 1983. Durant cette époque, la 27e a été un foyer unitaire, non seulement pour la 12e, mais aussi pour la 185e (Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux).
28e — 128e Paris.
La Madeleine.1926 — aujourd’hui (S. U. F.).
La 28e (jaune plain) est affiliée en 1926, son clan, commun avec la 27e, en 1931. Michel Blanchon en a été fondateur et C. T. jusqu’après 1935. Elle participe aux Jamborees de 1929 (où elle édifie, avec la 5e, la tour Eiffel de bâtons) et de 1957. Elle reste unitaire et passe aux S.U.F., mais, curieusement, avec le foulard et le numéro de la 15e.
La 128e est réputée n’avoir pas existé ; elle est pourtant formellement attestée, avec la 28e, en 1937 et, pour son livre de tradition, en 1946 : il s’agit sans doute de la troupe nommée « 28e B » en 1935.
29e — 59e — 129e — 159e Paris.
Saint-Sulpice.1926 — aujourd’hui (S. U. F. années 1970).
La 29e (amarante plain) est fondée avant 1926 par la 18e (Saint-François-de-Sales) ; elle ne passe à Saint-Sulpice que dans un second temps. Elle est mentionnée en 1935 ; 5e Raiders (la 4e Raiders est la 7e Neuilly), investie de nouveau en 1954.
La 59e (amarante plain, écusson blanc) est affiliée en 1927, son clan en 1932. La Porte du Theil en a été C. T. Mentionnée en 1931, 1935. Elle est 9e Raiders, elle participe à l’« Entreprise 62 ».
La 129e (amarante plain, écusson or et noir en pointe) est fondée à une date inconnue. Elle est 68e Raiders.
La 159e (amarante plain, écu gris) est peu connue. Elle est attestée en 1935, en même temps que la 59e. Elle est Raiders et investie de nouveau en mai 1954.
Le clan (« Saint Sulpice »), commun au groupe, portait amarante plain. Il est affilié en 1932, mentionné en 1951. Lors du passage aux S.U.F., le groupe ne conserve plus que la 29e, qui change d’ailleurs de foulard. Les unités féminines proviennent, ce qui est rare, des G. d. F. Le groupe actuel possède une meute 92e, par inversion des chiffres.
30e — 130e Paris.
Très saint Père (Notre-Dame-d’Auteuil).1926 — aujourd’hui (S.d.F.).
La 30e (gris perle, bande bleue ? ; « Léon XIII ») et sa meute (« Pie X »), créées par un vicaire et un ancien de Saint Louis, sont affiliées le 14 mars 1926. La troupe est mentionnée en 1935. Une patrouille « grand exploit » en 1947. La troupe est 112e Raider.
La 130e est une troupe inconnue (Paris-ouest) qui a été affiliée en 1932, mentionnée en 1935 et 114e Raiders ; attestée en 1961 puis (Pionniers) en 1965 et 1966 ; très probablement membre de ce groupe.
Le clan (« Champlain ») est affilié en 1931, attesté en 1948 (son chef habitait alors presque le même immeuble que le futur centre national des S. U. F., 10 rue Antoine-Roucher, à Auteuil) et 1950. Il semble que la 130e avait son clan en 1949.
Il existe toujours un groupe S.d.F. dans la paroisse (blanc, bande noire).
31e Paris.
Saint-Jean-de-Montmartre.1926 — †.
La 31e (« Saint Jean l’Évangéliste », gris, bande jaune) est créée et affiliée en 1926 avec l’aide de la 11e (Clignancourt). Elle est mentionnée en 1935. Guy de Larigaudie y est assistant en 1936. Elle fonde la 48e (Sacré-Cœur) en 1927, la 75e (La Trinité) dès 1928. Elle est 46e Raiders, mentionnée en 1962 (« Entreprise 62 »). Elle n’existe plus.
32e — 74e Paris.
Saint Joseph (Saint-Jacques-Saint-Christophe-de-La-Villette).1926 — †.
La b>32e (foulard inconnu) est fondée avant 1926. Elle campe, cette année-là, avec la 11e et la 31e de Montmartre. Elle est mentionnée en 1935. Elle est attestée jusqu’aux années 1950.
La 74e (gris clair plain) est affiliée en 1929, mentionnée en 1945. Une patrouille « exploit simple » en 1947. Elle est 113e Raiders. Elle mentionnée (Pionniers) en 1966 en 1968, sous le nom de « Guynemer ».
Le groupe n’existe plus, à moins qu’il ne s’agisse de l’actuel groupe S.d.F. Riquet, vert, bande blanche rebordée de noir.
33e — 35e Paris.
Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle.1927 — aujourd’hui (S. U. F. 1992).
La 33e (« Saint Jean Baptiste », bleu, bande orange) est affiliée en 1927. Elle est 130e Raiders, expérimente la réforme en 1963, mais finit par passer aux S. U. F. vers 1992, sous le numéro 3e, avec un nouveau foulard.
La 35e (« Saint Michel », vert, bande violette) est affiliée en 1927. Même paroisse, mais peut-être pas le même groupe. Elle est mentionnée en 1935. On n’en sait pas plus.
Le clan « Saint Jacques » (écossais, bande gris et blanc) semble avoir été commun avec les 34e (Saint-Léon), 38e (Saint-Dominique) et 39e (Saint-Lambert-de-Vaugirard).
34e — 94e — 134e — 194e — 234e — 294e Paris.
Saint-Léon-de-Grenelle.1928 — aujourd’hui (S.d.F. et S. U. F. 1971 ? Pasteur).
La 34e (rouge, [bande grise ?]) est créée en janvier 1926 par Paul-André Huscher, ancien de la 4e, et affiliée en 1928, attestée en 1931 et 1935. Elle fonde probablement la 39e (Saint-Lambert-de-Vaugirard) dès 1927.
La 94e est formée en avril 1933, attestée en 1935. Elle fusionne de 1938 à 1943, puis en 1945-1949, avec la 34e. Elle disparaît en 1964-1965.
La 134e est créé en octobre 1949.
La meute 94e datait de 1930, la 134e en 1933 ; les meutes 234e et 294e en 1950 et 1962. Tout laisse à penser que la meute 194e, attestée en 1947, est membre de ce groupe.
Le clan (« Saint Léon », puis « Lyautey »,) date de 1930, mais il possédait dès 1927 deux patrouilles rattachées au clan du Cardinal (4e), d’où la couleur du foulard, violet plain, cette année-là. La même année, devenu indépendant, il contribue à former le clan de la 33e et accueille les chefs de la 39e (Saint-Lambert-de-Vaugirard). Le groupe crée en 1949 une troupe à l’asile des Petits Orphelins des Sœurs de la Charité de Charonne (numéro inconnu). En 1964, le groupe adopte la réforme en créant deux postes et une troupe ; restent aujourd’hui, chez les S. d. F. la troupe 34e et le poste 134e, les meutes 34e, 94e et 234e, le groupe ayant pris le nom de « Jacques Cartier ». Il est possible que les unitaires de ce groupe partent fonder la 194e et 294e à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou (v. 71e) dès 1971.
Saint-Léon possède aussi de nombreuses unités F. S. E.
35e Paris — v. 33e (Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle).
36e — 136e - 176e Paris.
Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle.
1928 — †.
La 36e (vert, bande rouge) est fondée avant 1926, affiliée en 1928, et son clan (« Christ-Roi » puis "Notre-Dame de Bonne Nouvelle" ; même foulard) dès 1928. Elle est mentionnée en 1929, 1931, 1935.
La 136e est une troupe inconnue, mais qui a expérimenté la réforme dès 1961-1962 ; elle est en effet présentée, en mars 1962, comme une troupe de pionniers, qui a bâti un pont dessiné par son chef, Pierre Longin, ingénieur des Ponts et Chaussées ; une des patrouilles se nomme « Guynemer », l’article utilise le mot « équipe » plutôt que « patrouilles », le numéro de Scout commence par cette apostrophe de Lebouteux : « Ce numéro est dédié aux pionniers. (…) Le défi de la 136e Paris qui (…) va lancer le pont Amitié, c’est naturellement le leur », etc., même si les scouts portent encore l’uniforme 1958. C’est de cette troupe que vient le chant du 136e Pontonniers.
Apparemment sans lien avec la 36e, dont le doublon est la 176e, sauf erreur.
La 176e est attestée vers 1946, mais peut-être pas erreur pour la 136e, car on n'en a aucune autre mention.
Jean Raspail a été C. G. de ce groupe.
37e (d’abord 16e) — 137e — 237e Paris.
Saint François d’Assise (Saint-Germain-de-Charonne).
1927 — années 1970 et 1993 — 2002(S.d.F.).
La 37e est d’abord fondée en 1922 sous le numéro 16e (« Les gais compagnons de Saint-Blaise ») à partir d’un cercle « Saint Louis de Gonzague » ; mais le nouvel aumônier du patronage est hostile à la chose et, en 1925, le groupe est dissous. Les Franciscains de la future paroisse du Bon-Pasteur proposent de récupérer la troupe, mais elle doit émigrer de nouveau, avec les Franciscains, à Fontenay-sous-Bois, en 1926 (d’où la troupe-sœur, la 2e Fontenay-sous-Bois, « Sainte Claire d’Assise », même foulard) ; elle trouve enfin un local à Charonne et elle est affiliée en 1927 (ou plutôt 1928 — « Saint François d’Assise », marron, bande blanche). Elle est mentionnée en 1935. Elle est étoffée par les effectifs de la 200e (La Croix-Saint-Simon) en 1951. Cette troupe, nombreuse et performante à partir de 1957, est une des dernières Raiders (390e, 1963, quelques semaines avant la fin officielle des Raiders). Elle adopte aussitôt la réforme, accueillie comme la continuité de ses efforts, mais un conflit avec le clergé paroissial (qui souhaitait faire servir le poste à l'encadrement du patronage) conduit à la démission des chefs et à la fermeture du poste dès 1965. Un groupe renaît en 1993 seulement, mais depuis 2002 il est repris par Saint-Gabriel. Une nouvelle tentative est en cours en 2005, à partir de la 102e G. d. F.
La 137e (marron, deux filets blancs) existe de 1946 à 1954. Elle tente l’habilitation Raiders, mais le manque d’effectif des deux troupes conduit à la fusion.
La meute 237e (marron, trois filets blancs) existe de 1946 à 1949. La troupe aussi, en 1946-1948, mais elle n'a pas dépassé deux patrouilles et il est possible qu'elle n'ait jamais été affiliée.
La 37e fonde la 108e au Bon-Pasteur et la 127e à Saint-Jean-Bosco.
Le clan (« Vieux Loup ») démarre dès 1928.
38e — 57e — 141e — 157e Paris.
Saint-Dominique.1929 — †.
La 38e (noir, bande blanche puis mi-parti blanc et noir) est affiliée en 1929 et attestée en 1935. C’est la troupe de Pierre Schæffer.
La 57e (blanc, bande noire, puis mi-parti blanc et noir) est affiliée en 1929 aussi, mais plus en 1935.
La 141e (mi-parti blanc et noir) est attestée en 1937, mais on n’en sait rien de plus. Il semble qu’il se soit agi d’une troupe d’extension, comme la 87e.
Une 157e est attestée vers 1950 dans la province (Sainte-Geneviève), sans plus.
Le vocable de la paroisse a suffi à rattacher ce groupe aux différentes « Saint-Do » de France (Alger, 10e et 12e Casablanca, 2e-11e Marseille, 7e Lyon, etc.), comme l’atteste le foulard. Les numéros sont sans doute à lier à la date de création. Le clan (même foulard), commun d’abord aux groupes environnants (33e, 34e, 39e), puis propre au groupe, se nommait « Saint Dominique », puis « Guy de Larigaudie » ; il est attesté, assez nombreux, en lien avec les autres équipes du XIVe arrondissement, en 1965. Il ne reste rien de ce groupe.
39e — 93e — 193e Paris.
Saint-Lambert-de-Vaugirard.1927 — aujourd’hui (S.d.F.).
La 39e (« Saint Lambert », brun plain) est fondée par l’abbé Graffin et affiliée en 1927. La fondation est probablement assistée par la 34e (Saint-Léon-de-Grenelle). Elle est mentionnée en 1934 et 1935. En 1931-1936, elle a son propre bulletin polycopié, Nos écorces ; il semble que 39e et 93e sont à cette époque assez séparées ; leurs aumôniers sont différents.
La 93e est créée vers 1930, affiliée en 1933, mentionnée en 1935 et 1946. Elle a eu pour C. T. Yann Cotten de Saint-Yvi, un des animateurs de Raid. Elle n’est cependant pas passée aux S.U.F., à moins que la mystérieuse 39e (meute) de Saint-Philippe-du-Roule en 1983, au moment du passage aux S. U. F., soit ce qui restait de ce groupe.
La 193e est attestée en 1947 et 1957. Elle doit dédoubler la 93e, puisque le numéro 139 est resté vacant.
Le clan a été commun, au moins au début, avec celui de la 129e (Saint-Sulpice). Aucune troupe Raider. Le groupe S.d.F. existe toujours, sans numéro (bleu clair, bande blanche).
40e — 58e, puis 20e — 140e Paris.
Stanislas.1927 — aujourd’hui (S. U. F. 1972).
La 40e (vert, bande jaune) est fondée en 1926 par des anciens des 12e et 25e Paris et quelques jeunes du collège Stanislas ; elle est affiliée en 1927 (année où ses premiers aînés célèbrent un Noël routier aux Basses-Fontenelles de Nanterre avec le clan Montalembert). Dès 1929, des oppositions au sein du collège entraînent une crise et elle manque de fermer en 1931 ; puis elle renaît et le groupe avec. Dans les années 1934-1938, elle est curieusement qualifiée de « troupe aînée », c'est-à-dire de clan ; elle réouvre en 1938 sous forme de vraie troupe, tandis que le clan (« Brazza ») est affilié en décembre 1938. La troupe passe aux Pionniers (attestée en 1968, camp au Maroc) sous le nom de « Jean Ouzeau », puis disparaît.
La 58e (bleu, bande jaune) est fondée dès 1928, affiliée en 1929, mais elle est victime de la crise de 1930 et disparaît à la fin de cette année. Ses anciens partent fonder la 1re Enghien et une troupe à Ivry-Port.
La 140e (vert, bande rouge) est fondée en 1934. Elle est mentionnée en 1965 (Rangers).
La 20e (vert, bande jaune, filet jaune) est fondée vers 1935 pour remplacer la 58e, le numéro 20e étant vacant par suite du déménagement de la Manécanterie.
Lorsque le groupe passe aux S. U. F. en 1972, c’est la 20e qui le fait, la 40e étant disparue ; la 40e est recrée en 1978, mais avec le foulard de la 140e, qui avait fermé vers 1968. Le groupe actuel, qui a conservé toutes les traditions de Stan, possède donc une troupe 40e, une troupe 20e, et aussi une troupe 120e ouverte en 1974 (un numéro qui appartenait à un autre groupe auparavant), mais n’a pas repris le foulard de la 40e. Le numéro 140e survit sous forme de meute.
41e — 21e — 101e Paris.
Saint-Pierre-de-Chaillot.1928 — aujourd’hui (S.d.F. et S. U. F. ? Sainte-Odile).
La 41e est affiliée en 1928 (« Saint Pierre » ; bleu, bande grise), attestée en 1935, 111e Raiders, reste unitaire et passe aux S.U.F., mais en émigrant à Saint-Ferdinand-des-Ternes sous le numéro 410e, puis à Sainte-Odile avec son numéro d’origine, où elle est le noyau de l’actuel groupe Doncœur.
La 101e est créée en 1930 et reste aussi unitaire au moins jusqu’en 1972. Elle doit disparaître ensuite.
La 21e est un dédoublement de la 41e, alors Raiders, vers 1953. Le numéro était vacant depuis les années 1930. Cette troupe est peu connue.
En 1970, le groupe reçoit ce qui reste des 5e (Saint Louis) et 19e (Roland), demeurées unitaires. Elles sont fondues dans la 41e avant son émigration vers le XVIIe arrondissement. Il est possible que la 121e, qui est attribuée sans preuve à Roland, aie un lien avec ce groupe-ci.
La paroisse possède aujourd’hui un groupe S.d.F., rouge, bande blanche.
42e Paris.
Ménilmontant (Notre-Dame-de-la-Croix).1928 — †.
La 42e (« Christ-Roi », gris, bande bleue, puis bordeaux plain), est fondée en 1926 et sans doute affiliée en 1928. Elle est mentionnée en 1935. Elle est Raiders (numéro inconnu) jusqu’en 1956. Mentionnée en 1959, attestée en 1961.
Le numéro est aujourd’hui porté par Doncœur. La paroisse possède un petit groupe S. U. F., la 25e, sans filiation.
43e Paris — v. 22e (Saint-Louis-d’Antin). Le numéro est aujourd’hui porté par Doncœur.
44e — 144e Paris.
Collège Gerson.1927 — aujourd’hui (S. U. F. 1972).
La 44e (violet plain) est affiliée en 1927, mentionnée en 1935. Son siège est le collège Gerson, à Passy. Elle passe aux S. U. F. dès 1972.
La 144e (violet, bande blanche ?) est 119e Raiders. Elle n’existe plus aujourd’hui comme troupe.
Le clan a existé, mais on n’en connaît rien, sinon qu’il campe en 1949 avec celui de la 30e. Le groupe S. U. F. actuel est constitué de l’ancienne 44e, d’une 344e nouvelle, de 54e et 154e féminines et de cinq meutes, 44e, 54e, 144e, 154e et 344e.
45e — 145e — 245e Paris.
Saint Pierre (Saint-Pierre-de-Montmartre).1927 — †.
La 45e (brun, bande violette) est probablement créée par la 11e (Clignancourt) en 1926, affiliée en 1927, attestée en 1935 et 1955. Larigaudie y a été. Le clan (même foulard) se nommait « Sacré-Cœur » ; il a peut-être été commun avec celui de la 48e, la troupe de la basilique. En 1946, elle a un journal, Cordée scoute. Dans les années 1980, cette troupe, restée unitaire, passe à Notre-Dame-de-Clignancourt et aux S. U. F. Elle rejoint la F. S. E. dans la décennie suivante. Elle n'existe plus.
Une 145e est attestée v. 1949, province Saint-Denys, donc peut-être le même groupe.
Même chose pour la 245e, 148e Raiders, même province.
46e Paris.
Saint-Georges.
1927 — aujourd’hui (S.d.F.).
La 46e (bleu foncé plain) est affiliée en 1927. Mentionnée en 1929 et 1935.
Elle existe toujours chez les S. d. F. (rouge, bande noire). Le groupe S. U. F. homonyme n'a pas de rapport.
47e Paris.
Sainte-Marie-des-Batignolles.1927 — aujourd’hui (S.d.F.).
La 47e (« Maud’huy », violet, bande orange) est affiliée en 1927. Mentionnée en 1931 et 1935. Elle fait partie des troupes qui ont eu clan commun avec la 75e, puis, après la guerre, avec les 77e et 79e, sous le nom de « clan de la Source » ; mais en 1948 le clan de la 47e est attesté seul (« Charles de Foucauld »).
Un groupe S.d.F. existe toujours (bleu nuit, bande blanche).
48e Paris.
Sacré-Cœur.1927 — †.
La 48e (gris clair plain, puis bleu, bande orange en 1930) est affiliée en 1927 et attestée en 1929 et 1935. On n’en sait rien de plus. Le clan a peut-être été commun avec celui de la 45e toute voisine.
49e — 69e Paris.
Sainte-Anne-de-la-Maison-Blanche.1928 — aujourd’hui (S.d.F.).
La 49e (jonquille, bande violette, ce qui pourrait supposer une fondation par la 6e) est affiliée en janvier 1928. Mentionnée en 1935 et 1938. Elle participe à l’« Entreprise 62 ».
La 69e (jonquille, bande bleue) est créée avant 1930, sa meute en 1933. Elle est attestée en 1935.
Un groupe S.d.F. existe toujours, mais avec le foulard de la 69e inversé (bleu marine, bande jaune).
50e Paris — v. 25e (Montalembert).
Voir suite :
Troupes n°50 à 99
Troupes n°100 à 351
